mercredi 22 octobre 2014

Parti socialiste : Cambadélis pris entre deux feux

En une journée, Nike Ninja le PS est retombé dans ses heures sombres. Celles des plus violents affrontements de son histoire.
La guerre des nerfs est déclenchée. Si dimanche Manuel Valls a prévenu qu'il avait les nerfs solides, Jean-Christophe Cambadélis doit, lui, montrer qu'il sait conserver les siens. Question de survie ces temps-ci, pour un premier secrétaire du PS soumis à des secousses telluriques d'une rare intensité. En une journée, le PS est retombé dans ses heures sombres. Celles des plus violents affrontements de son histoire. Contrairement aux épisodes précédents, l'explosion a eu lieu en public, par médias interposés. Et la citadelle de Solferino a été mise en péril.
Jean-Christophe Cambadélis est pris entre deux feux. Le premier a été allumé sur sa droite par Manuel Valls, mercredi, lors d'un entretien accordé à L'Obs, dans lequel le chef du gouvernement dénonce une gauche «qui se recroqueville sur le passé». Et milite, a contrario, TN Requin pour une gauche «pragmatique, réformiste et républicaine» sans inclure le qualificatif «socialiste». Le premier ministre va jusqu'à se dire, «pourquoi pas», favorable à un changement de nom du Parti socialiste. Une idée qui revient régulièrement chez lui depuis 2007.
Pour lui répondre, Cambadélis en appelle à l'autorité suprême: «Je reste sur la position de François Mitterrand. Socialiste est un beau nom, qui a fait ses preuves. Autant le garder.» Cambadélis se veut très clair. S'il est «favorable à changer la carte d'identité du Parti socialiste», un travail entrepris dans le cadre des états généraux du PS qui se déroulent actuellement, il n'est «pas favorable au changement de nationalité». Porte-parole du PS, le député Olivier Faure juge, pour sa part, Air Rift que Manuel Valls «a le droit de penser ce qu'il veut», mais que, dans ce cadre-là.

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